Pour décorer et donner des couleurs à l’extérieur de son logement ou pour s’inscrire dans une démarche écologique, la végétalisation des façades se fait de plus en plus en ville.

 

Végétaliser des façades en y fixant des plantes présente de multiples avantages dont la production d’oxygène, la dépollution de l’air en absorbants certaines particules fines (notamment le soufre, le diesel ou le dioxyde d’azote) et le fait de diminuer quelque peu les températures. De quoi favoriser la biodiversité et réduire les effets des îlots de chaleur en ville.

Il est possible de faire appel à une entreprise spécialisée, mais pour les particuliers qui veulent installer une façade eux-mêmes, voici quelques conseils pour végétaliser les murs d’un logement :

Avant l’installation des plantes

Vérifier si les murs et les sols peuvent accueillir des plantes grimpantes. Pour les murs, ils doivent être en bon état, ne pas être fissurés, gonflés ou fragiles. Et pour le sol, les gravats sont déconseillés tout comme les sols avec peu de profondeurs. Avant de commencer l’installation d’une façade végétale, il est important d’avoir l’autorisation du propriétaire ou de la copropriété. Une déclaration préalable de travaux peut être nécessaire selon le matériel qui sera utilisé. Penser à se renseigner auprès de sa mairie. Pour les personnes qui veulent végétaliser leurs villes, certaines municipalités comme Paris proposent un accompagnement via le service “Permis de végétaliser” dont les informations se trouvent sur la page de la ville de Paris, ou bien encore sur Végétalisons Paris.

Bien sélectionner les plantes

Pour pousser, les plantes peuvent être placées dans un bac sous le mur ou directement sur les murs avec un trou dans le sol. Il existe différents types de plantes grimpantes pouvant être classées en quatre grandes familles. Elles sont dites “volubiles” ou à ventouse lorsqu’en grandissant elles s’enroulent autour de leur support comme la glycine ou le chèvrefeuille. “Vrilles” lorsqu’elles s’enroulent en forme de spirales comme les passiflores ou vignes. À “crampons” lorsqu’elles ne s’enroulent pas et ont des ventouses comme les lianes tel que le lierre ou l’hortensia. Ou encore “saramenteuses” lorsqu’elles ont de longues tiges flexibles comme le jasmin d’hiver ou le rosier grimpant.

Certaines plantes ont une croissance rapide comme le jasmin humile qui peut monter jusqu’à 3 mètres et peser 10 kg/m2, le chèvrefeuille de Henry qui peut aller jusqu’à 4 mètres et 10kg/m2, ou encore la passiflore bleue d’une hauteur allant jusqu’à 8 mètres et 15 kg/m2.

Choisir le support

Une fois les plantes choisies, il faut réfléchir au matériel à utiliser, à poser sur les murs pour que les plantes puissent s’accrocher et pousser dessus. Des grilles fines et métalliques seront bien adaptées, tout comme des câbles fins. Mais la solution la plus écologique reste encore le treillages en bois qui est également plus économique.

À noter que le mur végétalisé peut aussi être à l’intérieur du logement pour une décoration d’intérieur originale et naturelle.

Article paru sur le site web linfodurable.fr

https://www.linfodurable.fr/environnement/comment-vegetaliser-les-murs-de-son-logement-19613?fbclid=IwAR2uF5fzTirlrfetENckwESY1U2ASqtjo77CAIBhcmWuvrRLNmCbFQ8jrtw