Les Cours Vivantes

Les Cours Vivantes

Le CAUE du Haut-Rhin a été interpelé par une inspectrice et un conseiller pédagogique

afin de les accompagner dans le cadre de la « revagétalistation » des cours d’école de leur secteur.

Grâce à la fédération qui lie les CAUE au plan national, votre CAUE profite du partage de pratiques d’autres CAUE tels que celui de l’Avyeron ou des Côtes-d’Armor

et surtout de celle des Cours Oasis (https://www.caue75.fr/ateliers-a-l-ecole/ateliers-cours-oasis) initiées par la Ville de Paris

dans le cadre du Paris Résilient accompagnée par le CAUE de Paris.

Aux Cours Végétalisées, aux Cours Débitûmées, aux Cours Oasis, à l’Ecole Dehors (Ariena) et aux Cours Résilientes, le CAUE du Haut-Rhin préfère sa propre dénomination :

Les Cours Vivantes (#coursvivantes).

Chaque cour est différente, chaque agenda est différent, chaque équipe pédagogique et chaque village est différent.

Il n’y a pas de petit projet. Le CAUE 68 est prêt à accompagner :

. Des enseignants dans un projet concerté et une réflexion avec les élèves

. Des communes dans une démarche globale, une mise en forme et une application

. Des équipes pédagogiques dans l’appropriation et la vie de ces lieux

Les bienfaits de « l’École Dehors » ne sont plus à prouver :

On apprend mieux lorsqu’on expérimente « grandeur nature » ;

Être dans la nature fait appel à plus de sens et permet une mémorisation plus efficace ;

Toutes les matières, y compris les mathématiques et les sciences mais aussi le langage, peuvent être mises en pratique en extérieur ;

Être dehors c’est l’occasion de jardiner, de développer son imaginaire et sa créativité ;

Dehors, pas de problème de distance ou de place ou de matériel ou de bruit ou de stress ou d’obéissance ;

Il n’y a pas de mauvais de temps, mais seulement des mauvais équipements (dicton du Club Vosgien surement !) ;

Dehors, les rôles se redistribuent instinctivement entre élèves ;

Dehors, on apprend plus facilement le respect: respect de la nature, respect de soi, respect des autres, respect de l’enseignant ;

Moins de problème d’exclusion ;

Les enfants qui passent du temps dehors partagent plus d’expériences avec leur famille ;

Dehors, les travaux collaboratifs et l’entraide s’amorcent de manière plus évidente ;

Dehors une fois les consignes données, l’enfant est plus vigilant à sa propre sécurité et de celle des autres.

Sur des sols « mous », les éventuelles chutes ne sont pas graves et en tout cas bien moins que sur les sols abrasifs ;

Végétaliser une cour, c’est offrir une nouvelle et une meilleure gestion des eaux pluviales par des sols perméables ;

Des surfaces extérieures moins chaudes et non réfléchissantes ;

Bref, faire classe dehors, voire dans une cour d’école végétalisée, c’est être en contact avec le VIVANT !

Pour des exemples précis d’activité en extérieure, nous vous invitons à vous référer notamment aux équipes et aux publications de l’ARIENA sur « L’École Dehors » et « L’éducation Par la Nature »  http://ariena.org.

Or autour et dans les cours d’écoles aujourd’hui, de la maternelle au lycée, en passant par les collèges et les écoles élémentaires, on fait généralement les constats suivants :

Les cours sont désertées aux moments des pics de chaleurs, parfois dès le mois de mai ;

Les cours recouvertes de revêtements réfléchissants et sombres (béton, bitumes, etc.) favorisent largement l’augmentation de la chaleur dans les salles de classe durant ces pics de chaleur ;

Elles favorisent les conflits ;

Il n’y a plus de vie dans les cours, elles sont aseptisées, vidées de végétaux et de tout insecte ;

Les enfants sont nettement moins en contact avec la nature que la génération de leurs parents (les études montrent des chiffres alarmants) ;

Les cours sont majoritairement conquises par les garçons qui y pratiquent plus volontiers les jeux de balles ou la course ;

Les « sorties » sont plus ou moins lourdes à organiser et ponctuelles.

Cela est évidemment dû en grande partie, à des décennies employées à bitumer et nettoyer les cours d’école de toute biodiversité et de végétaux : à les vider de toute VIE.

Pour des questions climatiques et de bien-être des élèves, les politiques actuelles tendent aujourd’hui à faire un travail de végétalisation des cours d’école un peu partout en France et particulièrement sur Paris.

En effet, dès la rentrée scolaire 2018, Paris a accueilli, dans le cadre de son programme “Cours Oasis”, ses trois premières cours d’écoles adaptées au changement climatique. Cette initiative est issue de la stratégie de résilience de Paris, adoptée au conseil de Paris en septembre 2017, visant à renforcer la capacité du territoire à faire face aux grands défis climatiques et sociaux du XXIe siècle. 100% des cours d’écoles élémentaires et de collèges, doivent devenir « Cour Oasis » d’ici 2040.

On trouve sur les sites du CAUE 75 (https://www.caue75.fr/ateliers-a-l-ecole/ateliers-cours-oasis) et sur celui de la Ville de Paris (https://www.paris.fr/pages/les-cours-oasis-une-reponse-aux-defis-du-changement-climatique-6139/), une littérature et des exemples abondants. Nous nous référons nous-mêmes à leurs expériences.

 

Il est indispensable, pour que le « projet vive et perdure dans le temps », une sensibilisation des enseignants, des familles et des enfants sont nécessaire. De même, une information et une concertation avec les municipalités et les décideurs doit être faite en amont. Le processus doit intégrer cette partie car il nécessite un accompagnement de tous les acteurs (y compris les employés municipaux) et à toutes les étapes. Il ne sert à rien d’offrir des outils à des gens qui ne savent pas ou ne souhaitent pas s’en servir.

 

D’autre part, il n’y a pas de projet type et il n’y a pas de trop petits projets, car chaque cour est différente, chaque besoin est différent.

 

C’est pourquoi, rendre une Cour Vivante débute en donnant l’envie à des enseignants et en présentant les bienfaits de ces lieux aux élus locaux. Puis votre CAUE du Haut-Rhin propose des interventions dans les classes afin de sensibiliser les élèves et les impliquer dans le processus. A chaque cour ses usages. A chacune de ces étapes, votre CAUE vous soutient et vous accompagne.

 

Pour toute information complémentaire, contacter le CAUE du Haut-Rhin : catherine.walter@caue68.com ou 03 89 23 33 01

Quelques références pour vous présenter les démarches ou vous convaincre…

 

Conférences Cours Oasis 2018

Nous vous proposons ici quelques interventions d’enseignants, de chercheurs et de journalistes, sur la question de l’importance de la nature dans la pédagogie :Comment et pourquoi faire classe dehors, dans la nature ?

Comment et pourquoi faire classe dehors, dans la nature ?

Moïna FAUCHIER-DELAVIGNE, Journaliste pour Le Monde, auteur de « L’enfant dans la nature – Pour une révolution verte de l’éducation »

https://youtu.be/pE8XWJEXBhA

 

Alexandre Ribeaud, Enseignant à l’école polyvalente Émile Bollaert – Paris 19e. Blog « Ma classe dehors »

https://youtu.be/rFudfSdHXDE

 

Hildegard HEINZLE, Directrice de l’école maternelle Lamartine à Dijon

https://youtu.be/DyIzvZ1mws4

 

Martin Hendel Enseignant-chercheur de l’Ecole d’Ingénieur ESIEE Paris 7, intervention sur le rôle des matériaux urbains dans le rafraichissement nos villes et de nos bâtiments eux-mêmes.

Plus de vidéo sur l’intérêt des Cours Oasis face aux enjeux climatiques ici :

https://www.caue75.fr/formations-professionnelles/enseignants-et-professeurs-ville-de-paris/formation-equipes-pedagogiques-oasis

.

FAQ / Les questions récurrentes :

Pourquoi débuter par la sensibilisation des élèves sous forme d’ateliers ?

Ce n’est pas tant la sensibilisation des enfants, que la concertation élèves, quel que soit leur âge, et enseignants et finalement avec l’ensemble de l’école qui prime. En effet, il est indispensable que chacun trouve son propre intérêt dans ces projets, sinon ils ne perdurent pas dans le temps. Imaginez-vous recevoir un jour dans votre salon tout un matériel de bricolage sans qu’on ne vous demande ni si vous savez vous en servir, ni si avez un jour la volonté de vous en servir, ni si vous aviez d’autres besoins en matière de bricolage, ni même si vous avez la place pour bricoler chez vous et si le matériel s’adapte à votre logement.

De plus un diagnostic d’ensoleillement, de gestion de l’eau, de biodiversité préexistante et d’usages préalables doivent être faits afin de tenir compte des existants.

Comment gérer les éventuels les problèmes de sécurité ?

Le constat a été fait que les « accidents » sont moins nombreux et quoi qu’il en soit moins grave sur un sol mou que sur un sol béton. Mais chaque cour étant un projet différent, le but n’est pas de faire appel à un catalogue. Il faut co-construire le projet.

Cliquez sur la photo ci dessous pour voir le PDF

Pourquoi les villes s’impliquent dans la végétalisation des cours d’écoles ?

 

Cliquez sur la photo ci dessous pour voir le PDF

Comment continuer à faire du sport, de l’EPS dehors et notamment des sports collectifs de ballon ?

 

Comme nous le répétons, chaque cour est différente. Suite au diagnostic, on aura la liste les activités pratiquées régulièrement en extérieur et dans la cour et a fortiori le type de jeux. Cela fera partie du cahier des charge. Il faudra inclure dans le projet les besoins précis en la matière et même proposer d’autres pratiques sportives auxquelles on n’avait pas accès avant. L’escalade de type bloc peut faire partie de ces plus.

Sur quel temps s’inscrit un tel projet ?

 

A titre d’exemple, le plus souvent, il se passe une année scolaire pour un projet de cour vivante. Ceci entre le premier contact avec les classes pour les ateliers de sensibilisation et les dernières mains à la pâte des enfants dans les plantations éventuelles. On peut ainsi réaliser les gros travaux en été, laisser les élèves et les enfants prendre possession du lieu en septembre en finalisant des petites choses. Ces délais permettent des interventions en classe et des diagnostics en début d’année scolaires précédentes (automne ou hiver) et des études et des lancements des marchés publics au printemps avec les mairies par exemples. Mais les petits projets peuvent aller bien plus vite.

Nous vous invitons à regarder les livrets de restitution de projets de cours Oasis sur le site du CAUE de Paris ici https://www.caue75.fr/content/1-les-cours-oasis

 

Pour toutes ces questions ou une présentation en Conseil municipal ou avec des enseignants, n’hésitez pas à discuter avec nous, notre chargée de mission est à votre écoute (Catherine Walter : 03 89 23 33 01).